Le chum de la designer

Designer de technologies d’affaires, manutentionnaire, préposé à l’inventaire, à la comptabilité et à toutes les tâches connexes chez Miriel Design. J’accompagne ma conjointe dans son aventure vestimentaire et j’apprends à découvrir l’univers de l’artisanat et des produits québécois. Vous retrouverez ici le récit de mes mille et une péripéties, comme la fois où j’ai réalisé qu’un tissu fleuri, on retrouve ça ailleurs que sur une housse de planche à repasser.

Lorsque j’ai rencontré l’entrepreneure de ma vie, et qu’elle m’a demandé, lors de notre premier café en tête-à-tête, « où te vois-tu dans cinq ans ? », je me suis imaginé à ce moment bien des choses : maison, voyages, enfants, carrière, etc.

Mais jamais, au grand jamais, me serais-je imaginé qu’il existait une différence fondamentale entre la ratine utilisée dans une confection artisanale made in Québec et le linge à vaisselle sur lequel je m’essuie à l’occasion les mains (mea culpa). Pas plus que j’aurais cru qu’après une maison, un mariage, un EuroTrip et bien des moments forts, que j’étiquetterais des vêtements pour femmes, que je trouverais un intérêt sincère à me retrouver dans un kiosque de confections vestimentaires ou bien qu’on m’offrirait de collaborer pour un blogue sur les produits québécois. Malgré tout, c’est ce qui s’est produit !

Qui suis-je ? Le chum de la designer (aka Luc). Je travaille dans le secteur des technologies de l’information, j’ai une formation en administration des affaires et je m’implique dans l’événementiel et la technique de scène depuis plus de 13 ans. Un bagage multidisciplinaire soit, mais rien qui me destinait vraiment à l’industrie de la confection vestimentaire. D’ordinaire, je suis la personne ressource, le spécialiste qui a une expertise pointue et qui peut expliquer dans les moindres petits détails le pourquoi du comment de n’importe quelle solution ou n’importe quel contexte. Sauf qu’ici, tout se renverse. Qui aurait cru qu’un foulard et un pashmina c’est complètement différent ? Qu’un tricot et un tissu ce n’est vraiment pas pareil ? Qu’une étoffe et des pièces informatiques ça ne se magasine pas de la même façon, notamment parce que des manufacturiers canadiens en textile, c’est rendu plutôt rare ces temps-ci…Qui aurait cru qu’il y a toutes sortes de qualité de ciseaux et de formats d’aiguille ? Ils n’expliquent pas ça dans les facultés d’administration ni dans l’aide de Windows….Heureusement, je n’ai pas à maîtriser tous les tenants et aboutissants de cet univers parallèle qu’est le design de mode, mais il faut quand même en arriver à pouvoir tenir une conversation minimalement intelligente avec la designer, comprendre son contexte d’affaires, ses processus opérationnels, son vocabulaire élémentaire et tout le reste qui me permet de saisir comment ça fonctionne, un atelier de confection vestimentaire.

Je ne sais pas coudre, enfiler une machine ni faire de jolis agencements d’étoffes, par contre je connais bien les solutions technologiques et j’ai un bagage de généraliste en gestion qui me permet de comprendre et d’appliquer les notions essentielles lors du démarrage d’une entreprise. Je conseille, j’accompagne, je structure, je réseaute, j’inventorie et j’administre. Bref je ramasse les épines et je m’assure qu’elles ne se retrouvent pas sous les pieds de ma designer. Elle est le cerveau créatif et sensible, je suis le cartésien. On se complète et on s’équilibre, dans le quotidien comme dans les affaires.

Ça fait que sur ce blogue, je vous parlerai de la réalité d’une micro-entreprise d’artisanat y allant du point de vue du collaborateur qui apprivoise cet univers qui lui était jusqu’à tout récemment inconnu. Qui sait, peut-être qu’au fil du temps, je saurai, mesdames, vous offrir des conseils vestimentaires pertinents et cohérents ? 😊

Mais pour le moment, je vais commencer par cesser de m’essuyer les mains sur le linge à vaisselle…ou était-ce plutôt la ratine de ma conjointe ? Oups…


Luc Racine, Conjoint de la disigner Annie Giroux

https://www.mirieldesign.ca/